A propos de ce blog
C’est un simple bloc-note personnel, une tentative sans espoir ¹ d’élimination de mon insondable ignorance. Dans une première écriture, j’avais écrit bêtise au lieu d’ignorance. Ceci était de par trop méprisant à l’égard de moi-même et par la même à l’égard de mes semblables. Je sais c’est très osé de faire de toi, par exemple, lecteur occasionnel, mon semblable. Toi qui a bien des égards se distingue certainement, avec bonheur, du misérable que je suis. Mais laisse moi au moins cet espoir de croire que je puisse te ressembler que tu puisses me ressembler, sans que cela te soit injurieux. Cela me permet de croire qu’un jour, moi aussi, j’intégrerai la communauté de mes semblables et qu’ils auront le coeur de m’accepter, comme j’y aspire au plus profond de moi-même.
Curieux me diras tu, cette aspiration que tu desssers par ton refus du dialogue. En fait contre toute apparence nous sommes en plein dialogue, car comme tu sais, les dialogues ne sont pas que des mots. Qu’importe que je ne sache pas à l’instant ce que tu veux me dire. Tu finiras toujours par me le faire savoir d’une manière ou d’une autre. Si cette remarque m’est nécessaire elle m’arrivera comme un diamant poli. Je ne connaîtrai pas son origine mais toi tu sauras que j’en suis le destinataire. Que tu en sois remercié à l’avance.
Il me semble, du moins accordes moi cette perception, que l’ignorance s’apparente au paradoxe de Zenon, tu sais la fameuse course d’Achille et de la tortue, mais à l’envers. Une dose de connaissance, donne à l’esprit la conscience de deux doses d’ignorance. Ou encore, imagines la connaissance comme une bulle croissante dont la surface externe soit en contact avec l’ignorance. Chaque fois à notre premier questionnement répond toujours le silence. Je te laisse imaginer le scénario. Mais ça s’arrange toujours un peu.
C’est un combat perdu d’avance, me diras tu, mais auquel il m’est donné le droit de m’ y livrer, car il sera de toujours. Pardonnes moi d’exister et de m’agiter, je ne fus pas demandeur mais on m’y mis et je n’avais que ma maladresse que je ne te propose pas. Tout m’autorise à l’écrire et personne ne t’ oblige à le lire et ça ne t’ est pas demandé, pas plus que les commentaires. Mais sois remercié de ton attention fut-elle fugace et fruit du hasard. Je suis là et ailleurs car il faut bien être quelque part.
Et puis pour ce qui est de la bulle, soucies toi de sa croissance interne, ne te préoccupes pas de l’immensité de son extérieur tu n’y peux rien il nous cerne. Surtout, surtout ne te laisses pas influencer par les propos de Pascal qui se disait effrayé par le silence des immensités infinis. En fait il n’en était rien, il en avait simplement conscience et en était fortement impressionné mais non effrayé. La formule était simplement heureuse pour un passage à la postérité.
Tu constateras cher visiteur, qu’ici il n’y a rien de nouveau sur le soleil, tout au plus un primate, moi, qui déambule dans les découvertes des autres quand le hasard l’autorise à les rencontrer en espérant qu’il les comprenne. Ceci nous ramène à notre propos liminaire, ma bêtise est certainement la partenaire privilégiée de mon ignorance, mais avec un peu de discernement je peux aussi entendre et voir les découvertes des autres les faire miennes et voir mon petit baquet de compréhension croître, j’ose à peine y croire…..
“…
Suis-je né trop tôt ou trop tard,
Qu’est-ce que je fais en ce monde,
…”
La légende de G. Hauser P. Verlaine
Note 1 : C’est aussi parce qu’il n’y a plus d’espoir que tous les espoirs nous sont permis [A. Malraux]
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bibomedia.com | mars 9, 2008 at 1:05